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L'UDF Suisse envisage le référendum contre une dictature étatique en matière d'expression

À la résolution du Conseil des États concernant l’extension de l'art. 261bis CP (Discrimination fondée sur l’orientation sexuelle)

Thoune, le 28 novembre 2018

 

Le conseil d’État a approuvé le 28 novembre 2018, une extension législative qui vise à punir explicitement «la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle». Ce qui est justifié par la protection des minorités faibles (qui voudrait être contre l’anti-discrimination?) est en définitive, une attaque idéologique contre la liberté d’expression et la diversité d’opinion en Suisse.

Conscients de la nécessité d’un large débat pour clarifier les implications de ce « paragraphe-muselière », l’UDF Suisse, en collaboration avec d'autres partis et organisations, envisage de lancer un référendum.

Le projet de loi renvoie à l’initiative «Lutte contre la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle» du Conseiller national socialiste valaisan Mathias Reynard et vise à élargir en conséquence la norme pénale contre le racisme (Art. 261bis du code pénal). Cela équivaut de facto à un dictat de l’ opinion, car les règles du parler seraient ancrées dans la loi.

Rendre muets les dissidents?

Celui qui ose exprimer publiquement des critiques sur l’homosexualité et l’idéologie de genre doit désormais s’attendre à être dénoncé. Le risque d'une avalanche de plaintes rendra muets ceux qui pensent autrement et menace de submerger la justice.

Cette extension de loi irréfléchie n’est pas la moindre des attaques graves contre des personnes qui s’opposent publiquement à l’idéologie de genre et aux revendications d’associations homosexuelles sur la base de l’éthique chrétienne. Doit-on interdire à l’avenir tous les groupes qui, basés sur l’Évangile, ne sont pas d'avis que l’homosexualité soit « tout à fait normale » ? Où se trouve la protection contre la discrimination de cette minorité?

Pas encore plus de lois !

Beaucoup de gens en Suisse préfèrent le modèle familial traditionnel au mariage homo. Il n’est plus acceptable que le lobby des LGBTI cultive, avec beaucoup d’efforts, la caricature d’une société prétendument homophobe. La loi protège déjà aujourd’hui, quiconque est offensé ou discriminé. Nous n’avons pas besoin pour cela d'une dictature étatique en matière d'expression et d’une Justice s'occupant de nos convictions.

Pour de plus amples informations:

Hans Moser, Président UDF Suisse, 079 610 42 37
Roland Haldimann, Vice-président UDF Suisse, 079 435 36 40